On ne peut pas chercher à gagner la confiance de nos internautes et leur proposer dans le même temps un site clairement affiché « non sécurisé » dans la barre de leur navigateur. Une étude a montré à ce titre que 80% des utilisateurs abandonnent un achat si le site ne présente pas le fameux HTTPS…

Un protocole HTTPS, c’est quoi ?
Le protocole HTTPS correspond à la version sécurisée du protocole HTTP. Il garantit le chiffrement des données transférées entre le serveur web et le navigateur de l'utilisateur, empêchant ainsi toute interception ou altération des informations.
Il est très simple de vérifier si un site est sécurisé :
- L'adresse commence explicitement par HTTPS au lieu de HTTP.
- Un icône de cadenas ou de paramètres de sécurité s'affiche à gauche de la barre d'adresse du navigateur.
- Le navigateur confirme la confidentialité des échanges (absence de la mention « Non sécurisé »).
Comment l’obtenir un certificat SSL ?
Pour obtenir ce gage de sécurité et rassurer vos internautes, il convient d’installer un certificat SSL/TLS, délivré par une Autorité de Certification (AC) reconnue. Ce certificat remplit deux fonctions stratégiques : il authentifie l'identité du site web et chiffre l'intégralité des données transmises. C'est le garant ultime de la confidentialité des informations sensibles de vos utilisateurs (mots de passe, coordonnées bancaires, données personnelles).
Le choix de l’Autorité de Certification s'effectue selon le niveau de garantie et de vérification requis pour votre activité :
Validation de domaine (DV) : le niveau de base, idéal pour valider rapidement la propriété du nom de domaine.
Validation de l’organisation (OV) : confirme la propriété du domaine tout en vérifiant l'existence légale de l'entreprise.
Validation étendue (EV) : le niveau de contrôle le plus poussé, soumis à un audit approfondi, offrant le degré de confiance le plus élevé auprès des utilisateurs.
L’émission de ces certificats repose sur un processus de contrôle strict dont la rigueur varie selon le niveau de garantie choisi. Pour un certificat à validation de domaine, il suffit au propriétaire du site créé de prouver la gestion effective du nom de domaine concerné. À l'inverse, un certificat à validation étendue exige un audit rigoureux portant sur un ensemble d'informations légales relatives à l'entreprise et à ses dirigeants.

Lorsqu'il s'agit simplement de valider un domaine, d'activer le protocole HTTPS et de chiffrer les échanges entre le serveur et le navigateur, une option gratuite se révèle généralement amplement suffisante. Dès lors que l'on vise des garanties supérieures et des contrôles approfondis, le coût du certificat évolue en conséquence. Notez par ailleurs qu'un certificat SSL gratuit s'applique généralement à un domaine unique : si votre infrastructure couvre plusieurs sites web, il faudra privilégier des solutions payantes adaptées.
Rassurer les internautes mais aussi en gagner
L'adoption du protocole HTTPS constitue un levier précieux pour optimiser votre référencement naturel. L'activation de cette sécurité envoie un signal fort aux moteurs de recherche tout en vous évitant une pénalité Google particulièrement préjudiciable pour votre trafic. Pour mémoire, l'algorithme privilégie la sécurité des usagers et dégrade la visibilité des plateformes dépourvues de chiffrement.
Veillez d'ailleurs à anticiper le renouvellement de vos accès sécurisés : un certificat SSL/TLS n'est jamais valide à vie. Sa durée de validité maximale impose un renouvellement régulier afin d'intégrer les derniers standards de chiffrement et de prévenir tout risque d'usurpation. Les dates clés restent facilement consultables sur votre certificat.
N'hésitez pas à vous informer pour profiter d'un certificat SSL gratuit d'IONOS et sécuriser rapidement votre présence en ligne.
